mardi, mars 07, 2006

La liberté et sa détresse



"Avec la modernité (mais sans doute sommes-nous déja en train de la quitter), une foule de choses sont apparues. "Des choses aussi belles, vides, grandioses, efficaces ou effroyables que les cuisinières à gaz et les chambres à gaz, la micro-chirurgie aux rayons lasers et la mort par les rayons radioactifs, les demoiselles d'Avignon et Les combattantes hardies de l'usine de camions, leprocès et les autres procès, la liberté de la presse et l'inanité d'une si grande presse", peut-on lire dans le présent essai.Peu importe que l'effondrement du communisme annule un des termes des oppositions précédentes: le malaise de notre époque, sa perte d'âme, s'éclaire d'une lumière plus crue. Sa critique n'en devient que plus impérieuse.Tout critiquer, tout questionner, les valeurs mêmes de l'époque y compris: voila un des traits clés qui marquent -et honorent- notre temps. Jamais, en effet, l'esprit critique, révolté, n'avait été porté si loin. Il est rare pourtant que la mise en question de nos valeurs devienne -comme c'est le cas de celivre paradoxal- indissociable de leur éloge: comme si les deux allaient de pair, comme si c'était d'une source commune que jaillissaient des choses aussi opposées que la démocratie et le totalitarisme, la liberté et la futilité, le respect de la différence et l'amalgame ou tout se vaut dans l'indifférenciation."


"La liberté et sa détresse. Le désenchantement de la modernité", par Xavier Ruiz-Portella (Ousia, 1993)

2 commentaires:

Anonymous Alexandre Caron a dit...

Bonjour,
J'ai une question urgente et j'espère que vous pourrez y répondre. Je ne retrouve plus la page d'une citation de Ruiz-Portella et j'en ai besoin pour ma thèse. Pourriez-vous m'aider s'il vous plait.

La citation est la suivante:
Liens de connivence, de communauté. Mais liens. Avant tout et partout des liens. Liens qui soumettent et enchaînent, mais liens aussi qui maintiennent et soutiennent. On s’y attache, on s’y accroche, et on se sauve. Le monde, comme un fagot, est lié et bien relié. Liens de sang et de parenté, de travail et de métier, de pensée, d’identité

un grand merci.
Cordialement
A.Caron

mercredi, octobre 29, 2008 12:01:00 PM  
Anonymous Alexandre Caron a dit...

J'ai oublié mon mail:
alexcaron59@hotmail.com

Merci!

mercredi, octobre 29, 2008 12:05:00 PM  

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

<< Accueil